Parlez-nous du projet LATAFIMA
Je connais bien le projet LATAFIMA. Nous avons eu la chance de faire partie des bénéficiaires de la formation organisée dans le cadre de ce projet. Parmi les candidats sélectionnés pour devenir formateurs, j’ai eu l’honneur d’être retenue. Cela me permet d’affirmer que je maîtrise très bien le contenu et les objectifs du projet. C’est un excellent programme qui contribue au développement des communautés, en particulier à l’autonomisation des femmes.

Quels avantages avez-vous tirés du projet ?
Nous avons bénéficié de nombreux avantages grâce à ce projet. Tout d’abord la formation, mais aussi le développement de l’amour et de la passion pour notre travail. Par exemple, comme vous pouvez le voir, j’ai reçu du matériel pour la conservation du poisson (réfrigérateurs). Je peux désormais conserver une grande quantité de poissons en bon état pendant longtemps. On nous a également remis une machine pour découper les poissons, ce qui facilite énormément le travail : il suffit de placer le poisson et la machine coupe facilement, contrairement à l’époque où nous utilisions des machettes, ce qui était très pénible.

Quelle était la situation avant le projet ?
Avant, c’était vraiment difficile. Les poissons sont parfois très gros et il était compliqué pour les clients d’en acheter un entier. Grâce au projet, nous pouvons maintenant découper le poisson en morceaux adaptés aux moyens de chacun. Même ceux qui n’ont pas beaucoup d’argent peuvent acheter une portion.

À quel niveau cela vous a-t-il aidée ?
Le projet nous a beaucoup aidés. Nous avions de grandes difficultés et nous ignorions même l’existence de certains équipements. Aujourd’hui, grâce à LATAFIMA, nous les connaissons et nous savons les utiliser.

Quel conseil donneriez-vous pour le soutien aux groupes de femmes ?
Il est très important de permettre aux femmes de participer au développement, notamment à travers des formations et des séminaires, car la connaissance reste la clé. Même si on offre beaucoup de choses, sans connaissance cela devient inutile. Il faut donc d’abord éveiller les femmes à la connaissance, puis les appuyer avec du matériel. Car sans équipement, on ne peut pas progresser : par exemple, si on sort le poisson de l’eau mais qu’on ne trouve pas de client immédiatement, il se gâte.