Ébène, Maurice – 5 septembre 2025 – La Commission de l’océan Indien (COI) a tenu, les 4 et 5 septembre 2025, à Ébène (Maurice), La 12ème et dernière réunion du Groupe de Travail des responsables des Programmes Nationaux d’Observateurs (GT-rPNO) qui s’intègre au Plan Régional de Surveillance des Pêches (PRSP). Cette réunion a été organisée avec l’appui du programme ECOFISH et le soutien financier de l’Union européenne.

Cette réunion, qui marque symboliquement le 15ème anniversaire du Programme des observateurs, a été marqué par la remise d’équipements. Ceux-ci, d’une valeur totale de 90 000 € comprennent du matériel de sécurité individuelle (chaussures, casque, gilet de sauvetage, vêtements haute visibilité), des outils de navigation et de suivi (GPS, accessoires), ainsi que du matériel informatique pour la collecte et la saisie des données en mer. Avec ces équipements, les observateurs des pêches voient leurs capacités renforcées. En effet, l’observation des pêches consiste à l’embarquement d’observateurs sur les navires pour collecter des données sur les captures, les rejets, et les interactions avec l’environnement marin. Ce programme des observateurs, soutenu par la COI et l’Union européenne, participe ainsi à la gestion durable des ressources halieutiques et est complémentaire des patrouilles et actions entreprises dans le cadre du Plan régional de surveillance des pêches.

«La distribution d’équipements soutient directement les observateurs sur le terrain et garantit la collecte de données exactes, fiables et comparables entre les flottilles. De meilleurs outils signifient de meilleures données, et de meilleures données assurent une gestion plus solide dans toute la région », témoigne Joanne Lucas, responsable des pêches de la Seychelles Fisheries Authority et Responsable de la gestion des données du programme d’observateurs.

Pérenniser les acquis du programme des observateurs des pêches

  • Le Groupe de Travail des responsables des Programmes Nationaux d’Observateurs constitue un forum essentiel pour améliorer, renforcer et pérenniser l’observation des pêches dans le Sud-Ouest de l’océan Indien. En effet, il a permis : La signature d’un protocole d’accord sur la certification et la coordination des observateurs scientifiques des États côtiers, incluant l’échange de données collectées. Ce protocole constitue désormais le cadre juridique fondamental régissant les activités des observateurs et de leur Groupe de travail.
  • La mise en place et le renforcement des programmes nationaux d’observateurs, appuyés par des lettres d’engagement signées par huit États participants du sud-ouest de l’océan Indien (Comores, Kenya, Madagascar, Maurice, Mozambique, Seychelles, Somalie et Tanzanie)
  • La dotation en équipements adaptés aux besoins spécifiques des pays, remis officiellement aux délégations lors de la réunion.

Pour Dr Arvin Boolell, ministre de l’Agro-industrie, de la Sécurité alimentaire, de l’Économie bleue et de la Pêche de la République de Maurice, « le programme de surveillance, de contrôle et de suivi est hautement pertinent. Nous devons travailler ensemble. Il est nécessaire de mettre en place des formations adaptées et de favoriser le partage d’informations, ce qui revêt une importance encore plus grande ». Et le Secrétaire général de la COI, M. Edgard Razafindravahy, d’insister : « nous comptons sur votre expertise et votre expérience afin que les instruments juridiques, techniques et opérationnels élaborés dans ce cadre répondent pleinement aux besoins des observateurs des différents pays que vous représentez, tout en renforçant la cohérence de notre action régionale ».

Par ailleurs, ce Groupe de travail régional est appelé à assurer la certification des observateurs au niveau sous régional. De plus, une procédure de coordination pour le déploiement des observateurs et le partage sécurisé des données collectées est convenu. La volonté de pérenniser ces acquis au bénéfice de la durabilité des filières pêches est donc claire. « Nous devons explorer des stratégies et mécanismes financiers alternatifs, notamment des modèles de partage des coûts régionaux, des partenariats public-privé et des contributions nationales, afin de rendre le groupe de travail autonome et d’assurer la viabilité à long terme du programme », a d’ailleurs souligné M. Collins Kambu Ndoro, directeur adjoint des pêches du Kenya, également président du 12ème Groupe de travail.

La COI, qui coordonne le PRSP et le programme d’observation des pêches, a salué la participation active des Etats insulaires et côtiers ainsi que le soutien déterminant de l’Union européenne qui a permis de renforcer les moyens techniques et matériels des observateurs.